Bulletin d’information sur les prix des produits alimentaires de base
Les prix de denrées alimentaires de base ont connus presque tous une augmentation allant du mois de juin au juillet 2022. Pour certains produits cette augmentation est dans l’échelle de 1 à 5% et pour d’autres le niveau moyen des prix est allé au-delà de 5% atteignant le maximum de 11% pour d’autres.
En comparant les prix moyens au niveau national entre le mois de juillet et de juin 2022, il se dégage que quatre (4) des dix (10) produits vivriers suivis ont connu des hausses qualifiées de sévères. Il s’agit principalement du Haricot 11%, de l’huile de palme 8%, de l’huile raffinée 7% et enfin du riz importé 11%.
Quatre autres produits ont connu des hausses, cependant dans l’échelle de 1 à 5 % considérées comme faible changements qui rentrent dans le compte de la stabilité. Il s’agit du sucre 4%, du riz produit localement 4.67%, de la farine de manioc 4.91% et enfin de la farine de maïs 1.16%. Par contre deux produits seulement se sont inscrits dans la ligne de la baisse. Il s’agit du sel 0.88% et de la viande de chèvre 4.98%.
Quant au taux de change, il a été constaté une dépréciation de la valeur de la monnaie locale face aux devises étrangères. En effet au mois de juin, le dollars (1) était à 2020 francs congolais alors qu’en juillet, le dollars (1) est à 2032 d’où une dépréciation de 0.62%.
Les études et commentaires fait sur terrain indiquent que les causes principales de l’augmentation généralisée des prix des denrées alimentaires sont en premier plan la hausse du prix du carburant et en deuxième plan la rareté des certains produits de base.
Les provinces du Haut-Uélé, du Nord Ubangi, du Kongo Central, du Sud Kivu, du Kasaï, du Kasaï central et du Kasaï oriental ont été les plus frappées quant à l’augmentation généralisée.
De même, pendant la même période, on observe une hausse du pouvoir d’achat pour le panier alimentaire à base de maïs ainsi que celui du panier alimentaire à base de manioc. Cette hausse du pouvoir d’achat serait liée à la augmentation de la rémunération des travaux champêtres combinée à une stabilité du coût du panier alimentaire à base de mais.
Par contre, les ménages des provinces de l’Equateur, de Kasaï oriental, du maniema et du kwilu accedent très difficilement au panier maïs et/ou manioc.

